Blog de PharmagoraPlus

19 août 2026

Nouvelles missions : comment les rendre rentables

Nouvelles missions : comment les rendre rentables

Lors de la conférence « Nouvelles missions : comment les rendre rentables », présentée par Laurent Lefort, directeur des rédactions du pôle pharmacie de 1Health (Le Moniteur des Pharmacies, Pharmacien Manager et Porphyre), et Juliette Legros, directrice de la rédaction de Pharmacien Business, il a été rappelé combien le pharmacien est désormais un acteur de santé de premier recours, au cœur d’un système sous tension, marqué notamment par les déserts médicaux et la saturation des cabinets. 

Les patients ne viennent plus seulement « chercher un traitement », mais aussi consulter un professionnel disponible et immédiatement accessible, épaulé par des préparateurs devenus essentiels dans l’identification des besoins, l’orientation des patients et la proposition de services. 

 

Des missions qui deviennent un pilier économique 

Les nouvelles missions rémunérées (vaccination, TROD, dépistage, bilans de prévention, entretiens…) ne sont plus un simple complément d’activité : elles deviennent progressivement un pilier économique de l’officine et un levier de reconnaissance professionnelle. 
En un an, le produit des missions est passé de 134 M€ (2024) à 194 M€ (2025), avec une vaccination particulièrement dynamique (près de 100 M€ de CA en 2025). Ces actes sont d’autant plus intéressants qu’ils génèrent une rémunération quasi intégralement en marge nette pour l’officine. 

Certaines missions fonctionnent très bien (vaccination, TROD cystite/angine, délivrance des kits de dépistage du cancer colorectal, bilans de prévention, entretiens femmes enceintes), tandis que les entretiens longs (AOD, bilans partagés de médication, chimios orales) restent encore peu développés, malgré leur intérêt clinique. 

 

Article 51 et nouvelles prises en charge à l’officine 

Le dispositif article 51 (LFSS 2018) permet d’expérimenter des organisations innovantes (forfaits, paiement à la performance, dérogations au droit commun) avant une éventuelle généralisation. 
Plusieurs prises en charge à l’officine se structurent ou se généralisent : 

  • Protocoles type cystite, brûlures du 1er degré, conjonctivites, piqûres de tiques. 

  • Réflexion avancée sur un nouveau dispositif d’accompagnement des patients diabétiques de type 2, potentiellement intégré dans un prochain avenant conventionnel (horizon évoqué 2027). 

  • Travaux et expérimentations autour du dépistage du diabète, du sevrage tabagique et du dépistage de l’HTA, avec un enjeu clair : aller au‑delà du simple « contrôle » pour donner aux pharmaciens une véritable capacité d’action. 

 

De l’acte isolé au parcours de santé et à la fidélisation 

L’enjeu central n’est plus seulement de multiplier les actes, mais de transformer chaque mission en relation de soin durable : 

  • Chaque mission crée une expérience patient, renforce la confiance et ouvre la voie à un suivi continu. 

  • La performance se mesure à la capacité du pharmacien à enchaîner intelligemment les missions, valoriser son temps professionnel et renforcer la prévention. 

  • On passe ainsi d’un acte ponctuel à un parcours de santé structuré, où l’officine devient un véritable lieu d’accompagnement global. 

 

Rebond de mission, vente associée et additionnelle : une logique clinique, pas commerciale 

Les intervenants empruntent au retail trois notions utiles à l’officine, en les réinterprétant dans une logique de pharmacie clinique : 

1. Rebond de mission

Transformer une mission (TROD, vaccination, bilan de prévention, etc.) en nouvelle opportunité d’accompagnement : autre mission pertinente, suivi, entretien pharmaceutique… à condition que ce soit justifié cliniquement. 

2. Vente associée 

Proposer des produits directement liés au besoin de santé identifié :

  • Après un TROD cystite : probiotiques, canneberge, bandelettes urinaires pour limiter les récidives. 

  • En prévention du risque diabétique : glucomètre, tensiomètre, orthèses, compression veineuse… 
    Objectif : renforcer l’efficacité du parcours de soins et la prévention. 

3. Vente additionnelle 

Proposer des produits qui enrichissent le confort et le mode de vie sans être indispensables (tisanes drainantes, poches de chaleur, compléments de bien‑être, oméga‑3, magnésium, compléments sommeil, soins des pieds…). 
Ces recommandations ne sont légitimes que si elles sont pertinentes, proposées au bon moment, et clairement au service de l’intérêt du patient. 

Au cœur de tout cela, le conseil pharmaceutique reste la pierre angulaire : expliquer, vérifier la compréhension, sécuriser l’usage, repérer les signaux d’alerte, orienter vers le médecin ou d’autres professionnels. C’est ce conseil, prolongé par des missions et des services cohérents, qui génère à la fois valeur clinique, performance économique et fidélisation durable des patients. 

 


 

Si vous êtes enregistré à PharmagoraPlus 2026, vous pouvez accéder au replay de cette conférence en cliquant sur le lien suivant : ICI. 

Pour en savoir plus sur Le Moniteur des Pharmacies, Pharmacien Manager et Porphyre et Pharmacien Business, consultez notre page partenaires.

 

View all Blog de PharmagoraPlus
Loading

Nos Partenaires

SPONSOR DIAMOND

SPONSOR PLATINUM


 

SPONSOR GOLD


 

PARTENAIRES INSTITUTIONNELS


 

PARTENAIRES PEDAGOGIQUES

LES GROUPEMENTS


 

PARTENAIRES MEDIA OFFICIELS


 

PARTENAIRES MEDIA OFFICIELS


 

PARTENAIRES MEDIA


 

PARTENAIRE REMPLACEMENT


 

PARTENAIRE HEBERGEMENT


 

PARTENAIRE RADIO


 

SPONSOR APP GOLD


 

INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE


 

PARTENAIRE SONDAGE